Résumé

Augustin Théry "Conciones" français, ou Choix de discours français à l'imitation du "Conciones" latin en usage dans les rhétoriques… (1825)

Nous avons, dans votre personne, offensé l'Univers entier ; il s'élève contre nous plus fortement que vous-même. Il ne reste à nos maux qu'un seul remède : imitez la bonté de Dieu outragé par ses créatures ; il leur a ouvert les cieux. J'ose le dire, grand prince, si vous nous pardonnez, nous devrons notre salut à votre indulgence ; mais vous devrez à notre offense l'éclat d'une gloire nouvelle ; nous vous aurons, par notre attentat, préparé une couronne plus brillante que celle dont Gratien a orné votre tête : vous ne la tiendrez que de votre vertu.
Source : Gallica

Augustin Théry "Conciones" français, ou Choix de discours français à l'imitation du "Conciones" latin en usage dans les rhétoriques… (1825)

Henri IV trempa ses mains dans le sang de Richard II. Henri V fit mourir mon père. Épargnons-nous des souvenirs qui pourraient rallumer dans un cœur sensible des désirs mal éteints d'une vengeance que j'ai sacrifiée au bien public.
Pendant que la maison de Lancastre n'a fait tort qu'à moi et aux miens, je m'en suis cru dédommagé par l'honneur qu'elle a fait à la nation et par les belles et grandes provinces qu'elle a soumises au sceptre anglais (1) . J'ai peu regretté de n'être pas roi tandis que vous en avez eu un qui, au droit près , méritait de l'être.
Source : Gallica

Augustin Théry "Conciones" français, ou Choix de discours français à l'imitation du "Conciones" latin en usage dans les rhétoriques… (1825)

Tout ce que vous avez fait pour l'homme, Seigneur , n'est plus rien aujourd'hui : le langage de la Foi est devenu un langage étranger pour les Chrétiens. Il faut aller chercher dans ces cœurs infidèles quelque reste de préjuges humains pour faire entrer l'Évangile ; il faut leur inspirer la vertu à la faveur du vice ; il faut réveiller leur ambition, leur cupidité par la crainte du déshonneur , des pertes de biens; il faut, par des éloges continuels, nourrir ce fantôme de Christianisme, qui ne peut prendre de l'Évangile que ce que le monde en approuve.
Source : Gallica

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