Jean Geoffroy, Cours complet et gradué de thèmes latins… (1845)
“ Cette haine de la postérité le menaçait déjà de son vivant ; il en voyait déjà les marques dans le cœur de ses concitoyens. Personne n'ignore qu'il commit tant de crimes, qu'il devint l'opprobre du genre humain, et que Rome n'eut pas de plus grand ennemi que lui. Sa sotte cruauté menaçait sans cesse une foule de citoyens. Ce fut ce cruel empereur qui désirait que le peuple romain n'eût qu'une tête, pour pouvoir la couper d'un seul coup. C'est ainsi que sa haine menaçait à tout moment son peuple. Si la cruauté du tyran menaçait le peuple, la haine et la vengeance du peuple menaçaient le tyran. ”
