Résumé

Jean Geoffroy Cours complet et gradué de thèmes latins… (1845)

Cette haine de la postérité le menaçait déjà de son vivant ; il en voyait déjà les marques dans le cœur de ses concitoyens. Personne n'ignore qu'il commit tant de crimes, qu'il devint l'opprobre du genre humain, et que Rome n'eut pas de plus grand ennemi que lui. Sa sotte cruauté menaçait sans cesse une foule de citoyens. Ce fut ce cruel empereur qui désirait que le peuple romain n'eût qu'une tête, pour pouvoir la couper d'un seul coup. C'est ainsi que sa haine menaçait à tout moment son peuple. Si la cruauté du tyran menaçait le peuple, la haine et la vengeance du peuple menaçaient le tyran.
Source : Gallica

Jean Geoffroy Cours complet et gradué de thèmes latins… (1845)

Fils du sage Ulysse, il faut que tu deviennes, comme lui, grand par la patience : les princes, ô Télémaque, qui ont toujours été heureux, ne sont guère dignes de l'être ; la mollesse les corrompt, l'orgueil les enivre. Que tu seras heureux, Télémaque, si tu surmontes tes malheurs, si tu ne les oublies jamais! Tu reverras Ithaque, ô toi qui dois être appelé le plus sage des rois et le père de tes sujets, et ta gloire montera jusqu'aux astres. Quand tu seras le maître des autres hommes, souviens-toi que tu as été faible, pauvre et souffrant comme eux
Source : Gallica

Jean Geoffroy Cours complet et gradué de thèmes latins… (1845)

Quel est ce grand empire qui a englouti tous les empires de l'univers, d'où sont sortis les plus grands royaumes du monde que nous habitons, et dont nous respectons encore les lois? Nous apprenons par l'histoire que, de tous les peuples du monde, le plus fier et le plus hardi, mais tout ensemble le plus constant, le plus laborieux et le plus patient, a été le peuple romain. Vous avez dû comprendre, par les livres que vous avez lus, que le fonds d'un Romain, pour ainsi dire, était l'amour de sa liberté et de sa patrie.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature