Ambroise Rendu

Résumé

Ambroise Rendu Histoire ancienne (1853)

Tibérius, riche, noble et brave, ne partageait pas l'insolent orgueil des grands de Rome. Lorsque, jeune encore, il revenait du siège de Numance, où il s'était signalé par sa valeur, il avait été frappé, en traversant l'Étrurie, de l'aspect désolé d'un pays si renommé jadis pour sa richesse. Il avait vu la population italienne, ruinée par les exactions des magistrats, épuisée par les exigences du service militaire, dépossédée de ses propriétés par les usures, abandonner la culture à des mains esclaves ou étrangères. La misère, la dégradation du peuple de Rome ne l'avaient pas moins touché.
Source : Gallica

Ambroise Rendu Histoire ancienne (1853)

Là, l'armée, accablée par la chaleur et la disette, est sans cesse harcelée par un ennemi qu'elle ne peut ni atteindre ni éviter : les flèches des Parthes frappent à coup sûr dans les rangs serrés des légions ; mis en déroute, ces terribles cavaliers combattent en fuyant, et leurs traits viennent arrêter les soldats romains lancés à leur poursuite. En vain le jeune Crassus, accouru de la Gaule pour rejoindre son père, se précipite sur les ennemis ; son dévouement est inutile : cerné sur un monticule après une résistance héroïque, il se fait tuer par son écuyer.
Source : Gallica

Ambroise Rendu Histoire ancienne (1853)

Octave avait pour lui, comme César, une armée vaillante et dévouée ; comme Pompée, Rome et le sénat. Antoine pouvait lui opposer une flotte et des troupes plus nombreuses ; mais l'influence de Cléopâtre paralysa toutes ses forces. Tandis qu'il réunissait ses légions et les troupes des alliés, elle ne songeait qu'à préparer des rendez-vous, qu'à rassembler des bateleurs et des comédiens. Ce fut elle qui empêcha Antoine d'envahir l'Italie, et qui le décida à livrer une bataille navale, quand il avait tout avantage à combattre sur terre ; ce fut elle enfin qui causa sa défaite.
Source : Gallica

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