Ambroise Rendu, Histoire ancienne (1853)
“ Tibérius, riche, noble et brave, ne partageait pas l'insolent orgueil des grands de Rome. Lorsque, jeune encore, il revenait du siège de Numance, où il s'était signalé par sa valeur, il avait été frappé, en traversant l'Étrurie, de l'aspect désolé d'un pays si renommé jadis pour sa richesse. Il avait vu la population italienne, ruinée par les exactions des magistrats, épuisée par les exigences du service militaire, dépossédée de ses propriétés par les usures, abandonner la culture à des mains esclaves ou étrangères. La misère, la dégradation du peuple de Rome ne l'avaient pas moins touché. ”
