Thomas Corneille,
Poèmes dramatiques de Thomas Corneille
“ Et sa main pour Pyrrhus ne peut qu’être d’un prix...ACHILLE Quoi, vous souhaiteriez qu’elle épousât mon fils ?BRISEIS Cet Hymen qui rendra le calme à la Phrygie L’assure d’une paix pour longtemps affermie, Rien n’en rompra le cours s’il en serre les nœuds.ACHILLE Ainsi que vos souhaits Polixène a mes vœux, Mais Pyrrhus les partage, et j’aurois lieu de craindre Que lui parler d’hymen ce ne fut le contraindre ; Il est jeune ; à son âge on tremble à s’engager. BRISEIS Vous n’avez rien pour lui, Seigneur, à ménager, Tout l’amour dont jamais une âme fut capable... ”
