François Charles Liskenne

Résumé

François Charles Liskenne Essai sur les milices romaines

Quand on lit avec attention les Mémoires de César, on voit que nulle autorité n’était affermie chez les Gaulois. Les plus braves, les plus riches, les plus téméraires se disputaient par les cabales et par les armes, la domination de leur cité, comme celle des peuples voisins.
On n’y trouve nulle trace de ces grandes idées si chères aux Grecs et aux Romains, telles que l’amour de la patrie, la liberté des citoyens, le respect pour les lois. Le peuple, tenu dans l’abjection, n’entrait dans aucun conseil, ne formait point d’assemblée, n’avait aucune part aux honneurs, ni au gouvernement.
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François Charles Liskenne Essai sur les milices romaines

D’abord il veut connaître l’esprit de ses troupes ; il les consulte, leur dit que Cornificius doit lui amener deux légions ; qu’il vient d’autre part quinze cohortes ; il demande à ses soldats s’ils préfèrent les attendre, ou avoir seuls l’honneur de la victoire. Tous lui crient de ne point différer et d’imaginer quelque ruse pour attirer l’ennemi au combat. Avec des troupes qui mettent une pareille confiance dans leur général et en elles-mêmes, César devait chercher la bataille ; il le fit, la gagna, et fut maître du monde. C’est dans ce cas qu’une bataille est le comble de l’art.
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François Charles Liskenne Essai sur les milices romaines

On laissait les vélites fatiguer l’ennemi par leurs javelots ; l’action devenait générale, lorsque les deux armées étaient assez proches pour que l’on pût faire usage du pilum. Ces lourdes machines, vu leur pesanteur et la trempe du fer, perçaient et cuirasses et boucliers. Désarmés du pilum, les Romains tiraient l’épée et se jettaient sur l’ennemi avec une impétuosité d’autant plus heureuse, que souvent le pilum avait renversé les premiers rangs, ou les mettaient à nu, au moyen du hameçon qui s’accrochait dans le bouclier et l’entraînait.
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