François Charles Liskenne, Essai sur les milices romaines
“ Quand on lit avec attention les Mémoires de César, on voit que nulle autorité n’était affermie chez les Gaulois. Les plus braves, les plus riches, les plus téméraires se disputaient par les cabales et par les armes, la domination de leur cité, comme celle des peuples voisins. On n’y trouve nulle trace de ces grandes idées si chères aux Grecs et aux Romains, telles que l’amour de la patrie, la liberté des citoyens, le respect pour les lois. Le peuple, tenu dans l’abjection, n’entrait dans aucun conseil, ne formait point d’assemblée, n’avait aucune part aux honneurs, ni au gouvernement. ”
