Résumé

Claude-Joseph Drioux Nouveau cours d'histoire et de géographie… (1880)

Le peuple, qui était sans armes, monta sur les toits et fil pleuvoir sur ses légions une grêle de tuiles et de pierres qui les empêchait d'avancer. Sans égard pour ses amis, ses alliés et ses proches, Sylla prit une torche allumée, mit le feu aux maisons et ordonna à ses soldats de l'imiter. En un instant, le fer et la flamme le rendirent maître de la ville. Il assembla sur-le-champ le sénat, fit égorger le tribun Sulpicius et mettre à prix la tête de Marius, malgré Scévola, qui eut le courage de s'écrier : « Non, je ne déclarerai jamais ennemi de Rome celui qui l'a sauvée des Cimbres. »
Source : Gallica

Claude-Joseph Drioux Nouveau cours d'histoire et de géographie… (1880)

Le génie de la guerre, qui a toujours été le génie des Romains, en fut l'occasion ou plutôt l'instrument.
A Rome, les armées n'étaient point composées de mercenaires; elles étaient purement nationales, et on en bannissait le prolétaire, l'affranchi et l'étranger. C'était la classe moyenne qui payait de son sang toutes les grandes conquêtes dont nous l'avons vue enrichir le domaine de la république. Chaque citoyen devait s'exercer au métier des armes, et personne ne pouvait être promu aux emplois civils avant d'avoir fait dix campagnes.
Source : Gallica

Claude-Joseph Drioux Nouveau cours d'histoire et de géographie… (1880)

Étant passé d'Occident en Orient, on ne retrouva plus en lui que l'homme cruel et débauché. Il se montrait l'admirateur des usages et de la gloire de cette contrée, à laquelle il prodiguait toutes ses faveurs. Tandis qu'il n'avait que du mépris pour les héros romains, il se montrait plein d'enthousiasme pour Alexandre en Macédoine, paraissait idolâtre d'Achille parmi les Grecs, et prononçait le nom d'Annibal avec respect. Des affranchis, des histrions, des baladins, l'accompagnaient partout, et il parlait d'épouser la fille du roi des Parthes.
Source : Gallica

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