Résumé

Ambroise Rendu Cours complet d'histoire et de géographie… (1857)

Au milieu des jeux isthmiques, dit Plutarque, un héraut proclama à haute voix que le sénat de Rome et Titus Quinctius déclaraient libres de toute garnison et de tout
impôt les peuples de la Grèce, et leur laissaient le pouvoir de vivre selon leurs lois. Les Grecs, dans le transport de leur joie, poussèrent des cris si perçants qu'ils retentirent jusqu'à la mer. Des corbeaux, qui en ce moment volaient au-dessus de l'assemblée, tombèrent étourdis dans l'arène. Les assistants couraient en foule saluer, embrasser Flamininus, en l'appelant le défenseur, le sauveur de la Grèce.
Source : Gallica

Ambroise Rendu Cours complet d'histoire et de géographie… (1857)

Dans les âmes dégradées, le patriotisme avait perdu sa chaleur et son énergie. Marc-Aurèle lui-même avait déprécié le droit de cité, si cher aux Romains, en l'étendant à plusieurs provinces pour augmenter les revenus de l'empire.
De pareilles mesures ne donnaient que des ressources éphémères et dangereuses à un État dont les charges augmentaient sans cesse. Il fallait nourrir les citoyens, il fallait soudoyer les Barbares aussi bien que les soldats, payer les ennemis comme les défenseurs de l'empire.
Source : Gallica

Ambroise Rendu Cours complet d'histoire et de géographie… (1857)

LA DICTATURE. — Déjà le peuple se repentait d'avoir chassé les rois; accablé de dettes, ruiné par les usures et les exactions des patriciens, il murmurait hautement : « Que nous sert de vaincre les peuples du dehors, disaient les plébéiens, si nous retrouvons dans la ville des ennemis plus cruels que les Étrusques et les Latins? » Le sénat fut heureux de les occuper loin de la ville dans une nouvelle guerre : tout le Latium se soulevait contre Rome.
Source : Gallica

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