Amédée Thierry,
De la politique romaine envers les peuples conquis
“ S’il n’eût eu que l’intention vulgaire de se faire une assemblée à sa dévotion, l’Italie ne manquait, certes, ni d’admirateurs sincères du grand homme, ni de complaisans de l’homme tout-puissant. Mais l’intrusion des races étrangères venait tout à coup changer le caractère politique du sénat ; au corps aristocratique par essence, né et grandi avec Rome, seul représentant, seul conservateur de l’esprit quiritaire, elle tendait à substituer une simple assemblée de notables : c’était le premier germe d’une représentation de tout l’empire, sur le pied d’égalité. ”
