Bouffon

Définition et enjeux

François Raymond,  Dictionnaire général de la langue française de François Raymond (1832)

“ BOUFFON, FACÉTIEUX, PLAISANT. Celui-ci a du sel, de la finesse, même de la malice dans l'esprit ; il plaît, récrée sans effort ; le second fait plus de frais ; il rit avec éclat, en s'abandonnant à son humeur enjouée, sans jamais mordre ; le bouffon emploie beaucoup de gestes, il joue sur les mots pour faire rire de tout, sans retenue, sans goût, et même sans délicatesse. ”
Source : Wikisource

Le Pantcha-Tantra ou les cinq ruses

“ En prononçant ces paroles de consolation, Bouffon se baissant près du visage du gourou, lui essuyait avec un mouchoir les yeux, le nez et la bouche ; lui prenait tout doucement la barbe et le menton, et lui donnait plusieurs autres marques d’amitié et d’affection ; mais Paramarta, les sens égarés, paraissait insensible à tout, et à chaque phrase que Bouffon lui adressait, il ne répondait que par ces paroles entrecoupées : La froideur du derrière est un signe de mort ! ”
Source : Wikisource

Portrait de Thierry Sandre Thierry Sandre,  L'Histoire merveilleuse de Robert le Diable

“ C’est celui que vous appelez le fol, qui mange avec le chien. Sachez qu’il n’est pas fou du tout, qu’il est plein de bon sens, et qu’il est chevalier parfait. Vous l’avez vu sur le champ de bataille. Moi, je vous dis qu’il est plus qu’il ne paraît, je vous dis qu’il est de haute naissance, et qu’il se cache à la cour, jouant le bouffon pour un motif que j’ignore. Vous m’avez déjà par trois fois outragée et honnie, mon père, parce que je vous annonçais par mes signes de muette que votre bouffon était digne des plus grands honneurs. ”
Source : Gutenberg

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature