Résumé

A. Dastre Revue des Deux Mondes

C’est l’azote chimique, l’azote véritable. Pour celui-là, il n’y a pas d’inquiétude à avoir ; on est bien certain de sa pureté. Quand un corps entre en proportions définies dans des combinaisons parfaitement cristallisées, il ne saurait être un mélange hétérogène. A la vérité, on ne peut rien affirmer relativement à sa simplicité ; mais on peut affirmer sa pureté. L’azote chimique, au lieu d’être un corps simple, pourrait être lui-même un composé, — et la même chose peut être dite de tous les autres corps simples, — mais, à coup sûr, il ne saurait être un mélange de deux gaz.
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A. Dastre Revue des Deux Mondes

On n’a, jusqu’ici, jamais vu une espèce animale ou végétale en engendrer une autre ou se transformer en une autre. En d’autres termes, personne, sauf peut-être Hugo de Vries, n’a aperçu une forme vivante sortant d’une autre forme différer de celle-ci par des traits de la valeur de ceux qui distinguent les espèces, et se montrer inapte à se croiser avec elle, quoique capable de se maintenir et de se conserver par génération. Une transformation si profonde ne peut s’accomplir en un moment et d’un seul coup.
Darwin a imaginé qu’elle pouvait s’accomplir par degrés.
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A. Dastre Revue des Deux Mondes

LA VIE DE LA MATIÈRE Entre un objet inanimé et un être vivant, toute assimilation paraît de prime abord impossible. Quelles ressemblances pourrait-on découvrir entre une pierre, un lion et un chêne ? La confrontation du caillou inerte et immuable, avec l’animal qui bondit et la plante qui s’accroît donne l’impression d’une profonde antithèse. Un abîme semble exister entre le monde organique et le monde inorganique.
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