Eugène Caustier

Résumé

Eugène Caustier La Vie et la santé (1904)

Lorsque le sang, chassé par de puissants ressorts, Du cœur de l'homme a jailli comme l'onde, Il va roulant sa pourpre vagabonde Par les mille canaux qui sillonnent le corps ; De toutes parts il anime, il féconde, Donne aux pieds la vigueur et la splendeur aux yeux, Et du cerveau, caché sous une voûte ronde, Fait sortir la pensée en éclairs radieux ; Puis, lorsqu'il sent mourir sa chaleur souveraine Et qu'il rentre aux poumons, noir, sans force et malsain, L'air, le grand air, de sa vivante haleine, Comme le vieil Eson, le rajeunit soudain.
Source : Gallica

Eugène Caustier La Vie et la santé (1909)

« La respiration, dit cet illustre chimiste, n'est qu'une combustion lente de carbone et d'hydrogène, qui est semblable en tout à celle qui s'opère dans une lampe ou dans une bougie allumée, et sous ce point de vue, les animaux qui respirent sont de véritables corps combustibles qui brûlent et se consument. » Par des expériences rigoureuses, il établit que la respiration était une combustion qui résultait de la combinaison de l'oxygène de l'air avec du carbone et de l'hydrogène. Et c'est cette combustion qui produisait du gaz carbonique et de la vapeur d'eau.
Source : Gallica

Eugène Caustier La Vie et la santé (1904)

Il ne suffit pas qu'un aliment soit substantiel, il faut encore qu'il soit digestif. Le meilleur aliment est celui que l'on digère le mieux. Pour être digestif, un aliment doit plaire au goût. Ainsi l'odeur d'un mets succulent ouvre l'appétit, fait venir l'eau à la bouche et prépare l'estomac à la sécrétion du suc gastrique ; au contraire, le simple vue d'un aliment détesté donne la nausée. Le choix des mets et la manière de les préparer ne sont donc pas négligeables. Chacun a des aliments préférés, qui varient d'ailleurs avec le jour.
Source : Gallica

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