Résumé

Joseph-Henri Reveillé-Parise Physiologie et hygiène des hommes livrés aux travaux de l'esprit… (1839)

Le sentiment fin et exquis des arts, ce sentiment de poète et d'artiste, réside dans les nerfs comme dans le cerveau : et quand Diderot assure qu'il avait la peau la plus sensible du siècle, il l'entend au moral comme au physique. Un artiste d'une sensibilité extrême disait : « Je vois trop, j'entends trop, je sens tout d'une lieue. » Cette exubérance de perception pouvait certainement s'étendre à toutes les impressions. Ainsi, ce n'est pas le cerveau seul, qui prédomine dans le tempérament, objet de
notre étude, c'est l'ensemble du système sensible.
Source : Gallica

Joseph-Henri Reveillé-Parise Physiologie et hygiène des hommes livrés aux travaux de l'esprit… (1839)

Dans les arts de l'imagination, le plus difficile n'est donc pas toujours de penser, d'inventer; le plus difficile est de produire sa pensée, de la transmettre assez saillante pour qu'elle frappe, assez complète, assez parée pour qu'elle séduise. Il n'en est pas moins vrai cependant, ainsi que nous l'avons dit, que la sensibilité organique est la base première du génie et des talens, parce que c'est là qu'il faut chercher le principe du sentiment et de l'inspiration. De la sensibilité se dégage cette étincelle électrique qui agite et enflamme les idées, les opinions, les passions.
Source : Gallica

Joseph-Henri Reveillé-Parise Physiologie et hygiène des hommes livrés aux travaux de l'esprit… (1839)

Quoi qu'en dise Montaigne, il y a plus d'un demi-tour de cheville entre la sagesse et la folie. Il n'en est pas moins vrai cependant que le grand poète ou le grand artiste, présente les facultés de l'intelligence les plus opposées, les plus incompatibles en apparence : voilà ce qui constitue peut-être l'homme véritablement supérieur. L'un a du feu, de l'imagination, mais il manque de mesure; l'autre est doué de golil,
de jugement, mais sans âme et sans élan, son esprit n'a point d'essor.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature