Résumé

Portrait de Pierre-Jean-Georges Cabanis Pierre-Jean-Georges Cabanis Rapports du physique et du moral de l’homme

Si les sens ne s’assoupissent point tous à-la-fois, leur sommeil n’est pas, non plus, également profond. Le goût et l’odorat sont ceux qui se réveillent les derniers. La vue paroît se réveiller plus difficilement que l’ouïe : un bruit inattendu tire souvent de leur léthargie, des somnambules, sur qui la plus vive lumière n’a fait aucune impression, leurs yeux même étant ouverts. Enfin, le sommeil du tact est évidemment plus facile à troubler que celui de l’ouïe.
Source : Wikisource

Portrait de Pierre-Jean-Georges Cabanis Pierre-Jean-Georges Cabanis Rapports du physique et du moral de l’homme

Voilà ce que pensoit un homme qui réunissoit à toutes les lumières de son art, la plus haute philosophie et l’esprit d’observation le plus exact : homme précieux sous tous les rapports, qui, enlevé subitement, au milieu de sa carrière, à la science, à ses amis, à l’humanité, n’avoit eu, dans le cours d’une pratique immense, le temps de rien écrire, et dont la gloire n’existe que dans le souvenir des hommes qui l’ont connu, et des malades qui doivent la vie à ses soins.
Source : Wikisource

Portrait de Pierre-Jean-Georges Cabanis Pierre-Jean-Georges Cabanis Rapports du physique et du moral de l’homme

Quant à la cessation de l’existence, elle ne peut épouvanter que les imaginations foibles, incapables d’apprécier au juste ce qu’elles quittent, et ce qu’elles vont retrouver ; ou les âmes coupables, qui souvent au regret du passé, si mal mis à profit pour leur bonheur, joignent les terreurs vengeresses d’un avenir douteux. Pour un esprit sage, pour une conscience pure, la mort n’est que le terme de la vie : c’est le soir d’un beau jour.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature