Résumé

Louis-Marie James Observations physiologiques et psycologiques sur l'homme… (1825-1826)

Nous avons remarqué qu'au moment de sa naissance, l'enfant est à la fois le plus faible et le moins actif des animaux; qu'il n'a pas, comme le mouton né le même jour que loi dans l'écurie de son père, la force d'aller lui-même chercher sa nourriture dans la mamelle de sa mère ; que, quand il en aurait la force, il n'en aurait pas l'instinct, puisque chez lui les sens de l'odorat, de la vue, de l'ouïe et même du toucher sont d'une entière nullité.
Source : Gallica

Louis-Marie James Observations physiologiques et psycologiques sur l'homme… (1825-1826)

Il en résulte que si la bienveillance tend à unir tous les hommes, l'amour-propre tend à les subdiviser à l'infini ; c'est l'amour-propre qui trouble l'univers , qui arme les peuples contre les peuples, les tyrans contre les tyrans , qui arrose la terre de sang. C'est la bienveillance qui fait
la paix , c'est elle qui fait naître et cultive les beaux arts , c'est elle qui embellit les cités, désarme l'ambition, et féconde la terre que l'amour-propre avait dévastée et ensanglantée.
Source : Gallica

Louis-Marie James Observations physiologiques et psycologiques sur l'homme… (1825-1826)

Voilà pourquoi quand un objet que nous savions être le même, nous a paru plus grand dans un temps que dans un autre, nous en concluons qu'il était plus près de nous la première fois que la seconde; rien ne prouve mieux que ce fait la liaison que nos idées prennent dans notre esprit. Si, par exemple, un individu n'avait jamais vu les objets depuis son enfance qu'à travers un télescope retourné, il ne jugerait pas avec moins de justesse que tout autre de la distance relative des objets, pourvu qu'il pût se transporter d'objet en objet et faire usage de ses mains.
Source : Gallica

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