Adelphe Nouville, Le monde poétique (1844)
“ Jouet d'un peu de vent, bercé sur l'onde pure, Veux-tu donc admirer ta grâce et ta parure? J'ai vu Cyllène aussi sourire de se voir Plus belle encor que toi dans ce même miroir!. Cyllène a dans son cœur un océan de ruse : Un peuple entier d'amants l'assiège ; elle l'amuse; Moi-même ai vu la vierge, au cœur malicieux, Me chasser de la main et m'attirer des yeux!. Amant léger des fleurs, ta course voltigeante Ne se fixe jamais : Cyllène, aussi changeante, De son étourderie a de nombreux témoins; Tu vis sans y songer : elle pense encor moins. ”
