Adelphe Nouville

Élements biographiques

Adelphe Nouville Le monde poétique (1844)

C'est l'instant de l'amour, Clara ; voici la nuit !
Qu'un autre aime l'éclat d'un azur sans nuage!
Ce qui me plaît à moi., c'est cette ombre sauvage Qui m'appelle au bonheur, qui vers toi me conduit !
Je pars : l'oubli de l'homme et du monde me suit.
De tout ce qui m'attend je me fais une image : Je vois ton lit, tes fleurs, tes livres, ton ouvrage, Et toi-même!. Et déjà mon cœur s'est introduit.
C'est l'heure où sur ton sein qui jamais ne repose, Globes jaspés d'azur et couronnés de rosé, Mon baiser fatigué souvent s'est endormi
Source : Gallica

Adelphe Nouville Histoires de l'Espagne arabe, par Adelphe Nouville… (1851)

Que sais-tu? peut-être un heureux événement, encore caché dans l'avenir, t'offrira le prix de ton courage. N'est-ce pas en creusant un sol fangeux que l'on découvre une mine d'or? N'est - ce pas en perçant les nuées que l'aigle arrive au soleil? Bar-Cokba, le jour est beau, les oiseaux chantent, la terre sourit, le matin brille : lève-toi, marche!
— Je t'obéis ! s'écria Fils - de - l'Étoile ; je t'obéis, ô toi qui maintenant me parais si belle, et dont la voix est depuis longtemps chère à mon coeur! Biais je sens que ce coeur, tout plein de larmes, est un lourd fardeau pour un voyageur.
Source : Gallica

Adelphe Nouville Le monde poétique (1844)

L'histoire de ma vie est un hasard moqueur : Mais comment appeler l'histoire de mon cœur?
» Mes pensers sont des fers dont je subis l'entrave ; » Et je dois conserver l'ignoble nom d'esclave ! — »
— « Ami, lui dit Cydno, lors qu'il eut achevé, » De ces pensers amers dont tu t'es abreuvé, Je crois que je connais, que même je possède » Le salutaire oubli, le ravivant remède : » Ton destin est cruel, tes maux sont douloureux; » Pourtant je te croyais encor plus malheureux.
» Cette mort de ton âme et cette inquiétude, Il Ami, ne sont qu'un rêve, une vaine habitude,
»
Source : Gallica

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