Adelphe Nouville

Résumé

Adelphe Nouville Le monde poétique (1844)

C'est l'instant de l'amour, Clara ; voici la nuit !
Qu'un autre aime l'éclat d'un azur sans nuage!
Ce qui me plaît à moi., c'est cette ombre sauvage Qui m'appelle au bonheur, qui vers toi me conduit !
Je pars : l'oubli de l'homme et du monde me suit.
De tout ce qui m'attend je me fais une image : Je vois ton lit, tes fleurs, tes livres, ton ouvrage, Et toi-même!. Et déjà mon cœur s'est introduit.
C'est l'heure où sur ton sein qui jamais ne repose, Globes jaspés d'azur et couronnés de rosé, Mon baiser fatigué souvent s'est endormi
Source : Gallica

Adelphe Nouville Le monde poétique (1844)

L'histoire de ma vie est un hasard moqueur : Mais comment appeler l'histoire de mon cœur?
» Mes pensers sont des fers dont je subis l'entrave ; » Et je dois conserver l'ignoble nom d'esclave ! — »
— « Ami, lui dit Cydno, lors qu'il eut achevé, » De ces pensers amers dont tu t'es abreuvé, Je crois que je connais, que même je possède » Le salutaire oubli, le ravivant remède : » Ton destin est cruel, tes maux sont douloureux; » Pourtant je te croyais encor plus malheureux.
» Cette mort de ton âme et cette inquiétude, Il Ami, ne sont qu'un rêve, une vaine habitude,
»
Source : Gallica

Adelphe Nouville Le monde poétique (1844)

A la voix du destin forcé de voyager, Je passe dans la vie ainsi qu'un étranger, Sans trouver un ami sur qui mon œil se pose.
Le monde était jadis teint d'azur et de rose ; L'enfance me prêtait un prisme mensonger Que l'âge vient déjà ternir et déranger : Je n'admire plus rien sans en chercher la cause.
La gloire m'appelait dans ses brillants palais ; Sur les pas du malheur follement j'y volais : Cet élan m'a brisé : j'oublie un beau délire!
Miroir de mes pensers, mon front est ténébreux.
Seule, Clara, tu peux me rendre encore heureux : A ma bouche un baiser laisserait un sourire !
Source : Gallica

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