Adelphe Nouville, Le monde poétique (1844)
“ C'est l'instant de l'amour, Clara ; voici la nuit ! Qu'un autre aime l'éclat d'un azur sans nuage! Ce qui me plaît à moi., c'est cette ombre sauvage Qui m'appelle au bonheur, qui vers toi me conduit ! Je pars : l'oubli de l'homme et du monde me suit. De tout ce qui m'attend je me fais une image : Je vois ton lit, tes fleurs, tes livres, ton ouvrage, Et toi-même!. Et déjà mon cœur s'est introduit. C'est l'heure où sur ton sein qui jamais ne repose, Globes jaspés d'azur et couronnés de rosé, Mon baiser fatigué souvent s'est endormi ”
