Résumé

Olinde Petel Les Idéales, poésies, par Olinde Petel (1858)

Et quand le chagrin noir, formidable, vainqueur, Tel qu'on voit la nuée à la gueule écumante Jeter sur le ciel blanc la tempête fumante, Verse l'orage dans mon cœur,
Oh! si j'entends alors une voix qui s'élance Du sein compatissant d'une vierge aux doux yeux, Qu'elle sèche mes pleurs, et me presse en silence, Le mal qui me rongeait, comme ronge une lance, S'enfuit, et je suis dans les cieux.
Je bénis à genoux ma douleur apaisée, Et le Dieu qui dispense aux collines le vin, A l'oranger frileux une terre embrasée, Aux abeilles les fleurs, aux vallons la rosée, A nous, hommes, l'amour divin.
Source : Gallica

Olinde Petel Les Idéales, poésies, par Olinde Petel (1858)

Oh! je t'aime; mon cœur maudit le sort barbare Qui depuis si longtemps, cher ange, nous sépare ; Je t'appelle à grands cris, et je te tends les bras ; Car toi, pour moi c'est tout; sans toi, je ne vis pas ; Sans toi, je suis un corps séparé de son âme, Un arbre sans feuillage, une étoile sans flamme.
Je ne pense qu'à toi ; je t'appelle le jour, Je te rêve la nuit, car je t'aime d'amour, Je t'aime follement; si j'étais hirondelle, Je volerais à toi; je te trouve plus belle Que la plus belle aurore et les plus belles fleurs ; Plus belle que les champs sous la rosée en pleurs
Source : Gallica

Olinde Petel Les Idéales, poésies, par Olinde Petel (1858)

Peut-être ces travaux, non dépouillés de charmes, Parfois contre l'ennui seront pour moi des armes ; Mais il est des instants, je ne le puis cacher, Où le cœur à grands flots demande à s'épancher; Où ne petit rien sur l'âme, abattue et pensive, Du livre inanimé la science passive ; Où l'on sent dans le sein le besoin opprimant D'un sein où vibre aussi quelque chose d'aimant.
Ah ! ce bonheur si vrai, moi, je n'ai plus personne Dont, pleine de douceur, l'amitié me le donne ; Ce bonheur si charmant, je le trouvais en toi : Et depuis vingt longs jours tu n'es plus près de moi, Cher ami
Source : Gallica

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