Olinde Petel, Les Idéales, poésies, par Olinde Petel (1858)
“ Et quand le chagrin noir, formidable, vainqueur, Tel qu'on voit la nuée à la gueule écumante Jeter sur le ciel blanc la tempête fumante, Verse l'orage dans mon cœur, Oh! si j'entends alors une voix qui s'élance Du sein compatissant d'une vierge aux doux yeux, Qu'elle sèche mes pleurs, et me presse en silence, Le mal qui me rongeait, comme ronge une lance, S'enfuit, et je suis dans les cieux. Je bénis à genoux ma douleur apaisée, Et le Dieu qui dispense aux collines le vin, A l'oranger frileux une terre embrasée, Aux abeilles les fleurs, aux vallons la rosée, A nous, hommes, l'amour divin. ”
