Corydon

Définition et enjeux

Patin,  Revue des Deux Mondes

“ « Il est tout simple qu’un paysan soit étonné de ces merveilles ; moi-même, vieilli à la ville, je n’y vis jamais rien de semblable. » Heureux Corydon ! s’écrie Lycotas, que son âge a retenu aux champs, heureux Corydon ! mais as-tu vu ce qu’il y avait de plus curieux, les dieux eux-mêmes ? Ces dieux, c’est le prince ordonnateur, héros de la fête, et Corydon, c’est le poète qui le complimente.
Nous avons déjà dit quelque chose de la quatrième églogue, intitulée César. Deux bergers, Corydon et Amyntas, y célèbrent, en couplets amébéens, Carin et Numérien, et même Carus leur père, alors absent.
”
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Portrait de André Gide André Gide,  Corydon

“ Ce que l’on nous sert aujourd’hui eût souvent gagné à mûrir. Telle pensée qui d’abord nous occupe et nous paraît éblouissante, n’attend que demain pour flétrir. C’est pourquoi j’ai longtemps attendu pour écrire ce livre, et, l’ayant écrit, pour l’imprimer. Je voulais être sûr que ce que j’avançais dans Corydon, et qui me paraissait évident, je n’allais pas avoir bientôt à m’en dédire. Mais non : ma pensée n’a fait ici que s’affermir, et ce que je reproche à présent à mon livre, c’est sa réserve et sa timidité. ”
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Patin,  Revue des Deux Mondes

“ Cet éloge pourrait passer pour une critique, si Corydon, ce n’était encore Calpurnius. Mélibée, ailleurs, s’étonne que Corydon permette à son jeune frère Amyntas de faire des vers ; c’est un si mauvais métier ! — Pas si mauvais, répond l’autre, quand on est protégé par Mélibée. Voilà Mélibée devenu, pour le faux Corydon, un de ces protecteurs qui n’appartiennent guère au village, le Mécène d’un autre Virgile, comme le fait entendre le poète par de fort jolis vers. ”
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