Caius

Définition et enjeux

Le livre d'or des peuples : Plutarque universel… (1865)

“ Caïus, si on le compare aux Romains de son temps, était sobre et tempérant; mais comparé à son frère, on eût pu croire qu'il se laissait aller au goût, alors nouveau, du faste et de la somptuosité. Autant il y avait de douceur, de modération, de politesse chez Tibérius, autant il y avait de rudesse, d'emportement même et de violence chez Caïus. La misère du peuple faisait couler les larmes de l'un, et éveillait dans le cœur de l'autre des sentiments de colère et d'indignation dont il n'était plus maître., et qui se traduisaient dans ses paroles et le son de sa voix. ”
Source : Gallica

F. de Champagny,  Revue des Deux Mondes

“ Si Caïus a ses caprices, le peuple aussi veut avoir les siens ; il s’avise de favoriser les gladiateurs que n’aime pas son prince ; il est au cirque pour la faction contraire à la sienne ; il appelle Caïus le jeune Auguste ; au beau milieu du spectacle, il se lève et se met à crier contre les délateurs : c’est la vieille liberté du théâtre. Caïus se fâche, fait tuer à droite et à gauche, « Plût aux dieux, s’écrie-t-il, que le peuple romain n’eût qu’une tête ! »
Comment celui qui peut tout n’aurait-il pas tous les talens ?
”
Source : Wikisource

Portrait de Plutarque Plutarque,  Vies des hommes illustres

“ Le Sénat, qui craignait que la puissance de Caïus ne finît par devenir complètement invincible, essaya d’un moyen nouveau et sans exemple, pour lui aliéner la faveur du peuple : ce fut de flatter à son tour la multitude, et de chercher à lui complaire dans les choses mêmes les moins raisonnables. Un des collègues de Caïus était Livius Drusus, homme qui ne le cédait à pas un Romain, ni par la bonté de son naturel, ni par l’éducation qu’il avait reçue, et qui le disputait, par son éloquence et par ses richesses, aux plus puissants et aux plus estimés. ”
Source : Wikisource

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