Résumé

Abel Quinton Le gladiateur et les communeux de Rome ancienne (1876)

Mais toi-même tu exècres Rome et tu l'as déjà combattue. Comment ce que je te propose peut-il te paraître si infâme, quand il ne s'agit que d'aider ceux qui sont prêts avec tes compagnons d'infortune, et empêcher par là que le peuple romain ne se repaisse, dans les jeux de César, du spectacle de ton agonie par les coups de tes deux enfants?. Je ne te comprends pas, Érox.
— Tu hais Rome, Judaeus, et tu dis que je l'exècre aussi. Tu as raison, car je suis la preuve vivante de la plus grande souffrance, que cette ville impitoyable ait jamais imposée à un malheureux.
Source : Gallica

Abel Quinton Le gladiateur et les communeux de Rome ancienne (1876)

Jusque-là ne compte pas sur moi Tu prétends que je ne hais pas Rome et que je n'ai jamais même pensé à m'en venger! Voilà ma haine et voilà ma vengeance! Eh!
je sais que le temps approche où ce que je souhaite sera pleinement réalisé. J'ai rencontré un homme, c'est Marcius, le descendant des anciens rois de Rome, qui m'a dit qu'un Dieu allait venir, et toi-même, Jéchonias, tu m'as confirmé dans cette espérance, car plus d'une fois tu m'as parlé de ce Messie que les livres sacrés de
ta patrie annoncent.
Source : Gallica

Abel Quinton Le gladiateur et les communeux de Rome ancienne (1876)

Je hais donc Rome, tu l'as bien dit, et j'ai, bien plus que toi, le devoir de la haïr!. Mais ma haine n'est pas de la même nature que la tienne, et je ne veux pas des mêmes moyens de me venger. Je ne veux pas de l'incendie, je ne veux pas des égorgements, je ne veux pas de la dévastation et du vol! Jamais je n'armerai les bras de ceux qui obéiront à mes ordres pour les enrôler parmi les bandes d'incendiaires, d'assassins, de déprédateurs, qui sont organisées pour la destruction de Rome, le meurtre de ses citoyens et le pillage de ses monuments et de ses maisons.
Source : Gallica

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