Résumé

Abel Quinton Aurelia, ou les Juifs de la porte Capène… (1873)

Qui t'a fait chrétien, toi l'opulent désignateur, toi le chef suprême des agents de Vénus-Libitine?
— C'est un miracle, fit Gurgès, un miracle, qui a confondu ma raison ! Vous disiez tout-à-l'heure, que c'est moi qui ai sauvé la Grande-Vestale. Non, c'est le Dieu des chrétiens!
— Un miracle ! Gurgès. Quoi ! tu es chrétien parce que tu as vu ce que vous appelez un miracle ! Mais il y a à Rome un homme qui en fait, des miracles, depuis longtemps.
Source : Gallica

Abel Quinton Aurelia, ou les Juifs de la porte Capène… (1873)

Il s'agit, Ravinus, de préparer le caveau. Tu descelleras la pierre qui ferme son ouverture. Tu recueilleras, pour les jeter au vent, les ossements de la dernière vestale, ensevelie dans ce gouffre. Il faut un lit, une lampe, quelques provisions, du pain, de l'eau et du lait pour un jour. L'empereur veut qu'on suive exactement les rites antiques. Tu feras tout cela, Ravinus, et je te retrouverai ici demain soir, vers la dixième heure. Ceux que tu dois attendre, ne tarderont pas; des litières fermées les amèneront. Tu m'as compris? Adieu.
Et, en disant ces mots, Régulus se leva et disparut.
Source : Gallica

Abel Quinton Aurelia, ou les Juifs de la porte Capène… (1873)

Parménon, en sa qualité de marchand d'esclaves, était bien l'homme qu'il lui fallait, pour la réalisation de ses projets sur Cécilia; il ne s'agissait que de le bien surveiller. Régulus n'y avait point manqué.
Quand Phaedria, reconnu par son maître, tomba sous son glaive vengeur, un double sentiment remplit l'âme du délateur : celui d'une haine encore plus forte pour Métellus Celer, qui lui enlevait la proie que se réservaient à la fois son ambition et son avarice ; celui de la joie d'être enfin débarrassé du misérable qui, souvent, le faisait trembler et pouvait se jouer de lui.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature