Louis Bertrand,
Sanguis martyrum
“ Il disait à Cécilius : « Tu n’imagines pas combien je suis heureux d’échapper à cet ergastule de la caserne, d’être ici, avec toi, à respirer l’air frais du ravin, sous les étoiles de Dieu !... Oui, l’existence là-bas devient impossible pour nous. La sévérité de Macrinius finira pas soulever la légion !... Tu verras ! – Je n’en serais pas étonné : c’est un homme maladroit et de peu de jugement ! » prononça Cécilius, qui n’avait pas encore pardonné au légat l’insolence de son accueil. Sûr maintenant d’avoir rencontré une oreille complaisante, Victor épanchait toutes ses rancœurs. ”
