“ Un silence énorme emplissait Mégara. Le soleil s’allongeait sur la lagune, au bas des catacombes. Les paons piaulaient. Hamilcar, pas à pas, marchait. — Qu’ai-je à faire de ces vieux ? dit-il ; vends-les ! C’est trop de Gaulois, ils sont ivrognes ! et trop de Crétois, ils sont menteurs ! Achète-moi des Cappadociens, des Asiatiques et des Nègres. Il s’étonna du petit nombre des enfants. — Chaque année, Giddenem, la maison doit avoir des naissances ! Tu laisseras toutes les nuits les cases ouvertes pour qu’ils se mêlent en liberté. ”
Mégara
Définition et enjeux
Citations sur “Mégara”
“ Pour apaiser les Baalim, il fallait sans doute leur offrir quelque chose d’une incalculable valeur, un être beau, jeune, vierge, d’antique maison, issu des dieux, un astre humain. Tous les jours des hommes que l’on ne connaissait pas envahissaient les jardins de Mégara ; les esclaves, tremblant pour eux-mêmes, n’osaient leur résister. ”
Jean le Rond d’Alembert,
L’Encyclopédie, 1re éd.
“ Mégara, (Géog. anc.) il y a plusieurs villes de ce nom. 1°. Mégara, ville de Grece dans l’Achaie. Voyez Mégare. 2°. Mégara ville de Sicile, sur la côte orientale de l’île, dans le golfe de Mégare, au nord de Syracuse. Elle avoit été appellée auparavant Hybla. 3°. Etienne le géographe place une Mégara en Macédoine, une autre dans la Molosside, une autre en Illyrie, & une quatrieme dans le royaume de Pont. 4°. Mégara, ville de Syrie, dans la dépendance d’Apamée, selon Strabon. 5°. Mégara, ville du Péloponnèse, selon Aristote. ”
“ Derrière l’Acropole, dans des terrains rouges, le chemin des Mappales, bordé de tombeaux, s’allongeait en ligne droite du rivage aux catacombes ; de larges habitations s’espaçaient ensuite dans des jardins, et ce troisième quartier, Mégara, la ville neuve, allait jusqu’au bord de la falaise, où se dressait un phare géant qui flambait toutes les nuits. Carthage se déployait ainsi devant les soldats établis dans la plaine. De loin ils reconnaissaient les marchés, les carrefours ; ils se disputaient sur l’emplacement des temples. Celui de Khamon, en face des Syssites, avait des tuiles d’or ”
Évariste de Sainte-Marie, Mission à Carthage (1884)
“ Lorsque l'espace compris entre Byrsa et la mer fut devenu trop étroit, les Carthaginois étendirent, vers le nord-ouest, les murs de leur cité ; cet emplacement est indiqué aujourd'hui par les villages arabes de la Malka, de Sidi Daoud et de la Marsa ; une nouvelle enceinte s'appuyant sur Byrsa longea le lac de Tunis, atteignit le lac de Soukra et s'appuya contre les collines de Gammart : dans cet espace s'étendit Mégara. Selon Appien (1) , Mégara était un vaste quartier compris dans la ville et contigu aux remparts. ”
Adolphe Dureau de La Malle, Recherches sur la topographie de Carthage (1835)
“ Bomilcar ayant opéré sa retraite sur Mégara, y occupe une éminence forte par sa position, ὺπερδέξιόν τινα τόπον. Or, qu'on jette les yeux sur le plan si exact de M. Falbe, portrait fidèle de la figure du terrain de Carthage, on verra que, dans tout le vaste faubourg de Mégara, il n'y a que deux points élevés, le Djebel-Khawi, et les collines le long de la mer, près de Sidi-Bousaïd. ”
Adolphe Dureau de La Malle, Recherches sur la topographie de Carthage (1835)
“ L'intérieur de Mégara, comme on voit, était pour Byrsa une espèce de position avancée qui même, les murs étant forcés, pouvait arrêter l'ennemi par ses clôtures en pierre, en haies vives, et par les canaux profonds, οχετοĩς βσθέσiν ὕδατος ποiκí̊λοiς, qui donnaient les moyens d'une défense longue et opiniâtre. Aussi, quand Carthage eut été prise et brûlée, le sénat fit lancer des imprécations contre ceux qui entreprendraient de relever Byrsa, ou d'habiter Mégara 1. ”
Victor Bérard, Les phéniciens et l'Odyssée. Tome 1 (1902)
“ Pour expliquer la tradition de Pylos et de Mégare, comme pour expliquer la légende de Kirkè et de Kalypso, il faut qu'avant l'époque odysséenne les marines de Tyr ou de Sidon aient fréquenté, dans le golfe Saronique, l'Ile de la Paix, Salamis, le Mouillage de la Halte, Minoa, la Ville de la Caverne, Karia Mégara, les Sources de l'Amitié, de la Dispute et de Melkart, Ino-Mélikertou, Alopè, Sithnides ”
Victor Bérard, Les phéniciens et l'Odyssée. Tome 1 (1902)
“ La transcription grecque et latine de ce megara serait sans doute megara, uiyapa. Il ne peut y avoir doute que pour la seconde consonne, y, rendue par un y ou un g. Cette consonne 2? occupe dans l'alphabet hébraïque la place de l'o dans les alphabets grec et latin. C'est une gutturale profonde, que nos gosiers sont inaptes à émettre et que les Grecs et les Latins furent incapables aussi, paraît-il, de prononcer. ”
Gustave Flaubert,
Salammbô
(1862)
“ C’était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d’Hamilcar. ”
Adolphe Dureau de La Malle, Recherches sur la topographie de Carthage (1835)
“ L'aspect des ruines tracées sur la carte de M. Falbe prouve son origine plus troupes pour attaquer sur un point, il se porta luimême à vingt stades de distance1, avec des haches , des échelles et des leviers, en gardant le plus profond silence. Les sentinelles carthaginoises placées sur les murs de Mégara, averties de son approche, ayant poussé le cri d'alarme, son corps d'armée et celui qui faisait la fausse attaque y répondirent par un cri terrible. Les Carthaginois furent effrayés de voir la nuit tant d'ennemis tout à coup sur leurs flancs. ”
Adolphe Dureau de La Malle, Recherches sur la topographie de Carthage (1835)
“ C'est entre l'enceinte de la cité et la triple défense qu'était situé le quartier de Mégara. C'est sur ce point d'où Manilius avait été repoussé 1 que Scipion établit sa première attaque. Les consuls précédents, excepté Pison, qui n'avait éprouvé que des échecs, avaient tenté de prendre Cartilage du côté de l'angle faible et de la Tœnia2. Dernièrement Mancinus avait essayé par mer une nouvelle attaque sur le mur simple qui bordait la ville du côté du cap Carthage et de la Méditerranée 3. ”
Adolphe Dureau de La Malle, Recherches sur la topographie de Carthage (1835)
“ Puisse être conservée long-temps à la science et à son pays une vie remplie par tant de vertus, d'honorables services et de travaux utiles ! TABLE DES CHAPITRES. 1 PagesIntroduction. J Position de Carthage. : 8 Position de la Taenia. 11 Situation des ports. i3 Position du Forum et de Byrsa. 18 Mégara. 22 Camp fortifié de Manilius , fort près du Débarcadère. 33 Attaque de Censorinus par le lac et la Taenia. 36 Circonférence, Population de Carthage. 38 Mégara 4 3 Enceinte de la vieille ville, Circonvallation de Scipion.. 48 Quais , Murs bordant la ville du côté de la mer. ”
Jérôme Delandine de Saint-Esprit, Oeuvres complètes de Chateaubriand… (1851-1852)
“ Mégare, qui conserve son nom, et le port de Nisée qu'on appelle Dôdeca Ecclésiais (les Douze Églises) , sans être très-célèbres dans l'histoire, avaient autrefois de beaux monuments. La Grèce, sous les empereurs romains, devait ressembler beaucoup à l'Italie dans le dernier siècle : c'était une terre classique où chaque ville était remplie de chefs-d'oeuvre. On voyait à Mégare les douze grands dieux de la main de Praxitèle, un Jupiter-Olympien commencé par Théoscome et par Phidias, les tombeaux d'Alcmène, d'Iphigénie et de Térée. ”
Abrégé du cours d'études composé pour les élèves de la congrégation de Notre-Dame… (1869)
“ Mégare, capitale de la Mégaride, petit Etat situé au nord-ouest de l'Attique. Les Mégariens furent souvent en guerre avec les Athéniens. Vers la fin du 5e siècle, ils leur enlevèrent l'île de Salamine ; dans le siècle suivant, Athènes la fit rentrer sous sa domination. Mégare est la patrie d'Euclide, philosophe du 5e siècle, disciple de Socrate et chef de l'école dite mégarienne Décélie, occupée par les Spartiates pendant la guerre du Péloponèse (5e s.) . ”
Jean le Rond d’Alembert,
L’Encyclopédie, 1re éd.
“ L’intérêt des Dieux, ajoute Plutarque, servit aux Athéniens de prétexte, mais la fameuse Aspasie de Milet, que Périclès aimoit éperduement, fut la véritable cause de la rupture des Athéniens avec Mégare. L’anecdote est bien singuliere. Les Mégariens par représailles de ce qu’une troupe de jeunes Athéniens ivres avoient enlevé chez eux Séméthé courtisane célebre dans Athenes, enleverent deux courtisanes de la suite d’Aspasie. Une folle passion, lorsqu’elle possede les grandes ames, ne leur inspire que les plus grandes foiblesses. ”
Démosthène, Les Plaidoyers civils
“ Elle passa deux ans à Mégare, pendant l’archontat d’Astéios et celui d’Alkisthène, mais le métier qu’elle faisait ne lui rapportait pas assez pour entretenir sa maison. Elle dépensait beaucoup. Les Mégariens ne sont pas généreux et ne donnent pas sans compter. Quant aux étrangers, il en venait peu, à cause de la guerre, les Mégariens étant du parti de Lacédémone, et vous maîtres de la mer. D’autre part, elle ne pouvait pas retourner à Corinthe, car elle n’avait été rachetée par Eucratès et Timanoridas qu’à cette condition. ”
Victor Bérard, Les phéniciens et l'Odyssée. Tome 1 (1902)
“ Avec l'esprit méthodique et les habitudes traditionnelles de leur race, Insulaires et Mégariens poursuivent l'oeuvre des prédécesseurs, sans y rien changer d'abord : en toutes choses le Grec est d'abord un élève respectueux; il ne s'affranchit que lentement et cherche le progrès à petits pas. Sur les chemins que leur ont appris les marins de Sidon, les Mégariens s'en vont donc faire le même trafic, relâcher aux mêmes refuges et s'installer aux mêmes aiguades. C'est du moins ce que paraissent nous indiquer les noms et l'histoire de certaines de leurs colonies. ”
Victor Bérard, Les phéniciens et l'Odyssée. Tome 1 (1902)
“ Au milieu d'une petite plaine, que resserrent de toutes parts les montagnes arides, Mégare ne peut nourrir ni une grosse population ni un grand commerce. Un peu de blé et de vin, un peu de bois et de goudron, c'est tout ce que les navires viennent charger en cet endroit. Mégare ne nous apparaît pas, non plus, comme le terme ou le carrefour de nombreuses routes terrestres et maritimes. Pour la traversée de l'Isthme, Corinthe est bien mieux située. Pour la pénétration vers l'intérieur, vers les marchés de l'Attique ou de la Béotie, Eleusis et le Pirée semblent bien plus commodes. ”
Velleius Paterculus,
Histoire romaine
“ En sortant de l’Attique, ceux du Péloponnèse bâtirent Mégare, également distante de Corinthe et d’Athènes. Ce fut alors qu’une flotte de Tyriens, nation puissante sur la mer, s’étant avancée jusqu’aux extrémités de l’Espagne et de notre continent, jeta les fondements de la ville de Cadix, dans une île de l’Océan, séparée de la terre ferme par un petit détroit. Peu d’années après, ils bâtirent Utique, en Afrique. Les enfants d’Oreste, dépossédés par les Héraclides, furent pendant quinze années le jouet des événements et des tempêtes. ”
Victor Bérard, Les phéniciens et l'Odyssée. Tome 1 (1902)
“ Si, parfois, son nom est cité dans l'histoire vraiment grecque, c'est que son territoire et son peuple servent de terrain de rencontre aux armées ou aux intrigues des Spartiates et des Athéniens.... Et pourtant tous les Hellènes se souviennent qu'un instant elle a été maîtresse de la mer. Ses marins s'en allaient, dit-on, jusqu'au fond du Pont-Euxin et de la mer Occidentale. Certains prétendent même que les colonies de Mégare ont bordé la côte sicilienne et la route de la Kolchide.... Entre ces deux chapitres de l'histoire mégarienne; il y a contradiction. ”
Victor Bérard, Les phéniciens et l'Odyssée. Tome 1 (1902)
“ La légende béotienne met les noms de Kadmos, Europe, Téléphassa, Thèbes, etc., dans une union indissoluble. L'histoire mégarienne unit de même Mégare, Nisos, Abrotè, Minoa, etc. On trouverait mille autres exemples de pareils systèmes historiques ou légendaires, soit que l'histoire du commerce établisse des liens entre les Tamasses, Tâp.ao-0-oç et TspLéV/j, productrices de cuivre, entre les Siphne ou Spane, Sûpvoç et Sroxvia, productrices d'or ou d'argent; soit qu'une légende coloniale mette en rapports Mégare et Chalcédoine ”
Jean le Rond d’Alembert,
L’Encyclopédie, 1re éd.
“ Les femmes & les filles de Mégare n’étoient pas plus considérées par leur vertu, que les hommes par leur probité ; leur nom servoit dans la Grece à désigner les femmes de mauvaise vie. L’imprécation usitée chez les peuples voisins, que personne ne devienne plus sage que les Mégariens, n’est vraissemblablement qu’une dérision, ou qu’une déclaration de l’opinion qu’on avoit du peu de mérite de ce peuple. ”
Théognis de Mégare, Sentences de Théognis de Mégare
“ Mon cœur s’égaye aussitôt que les flûtes font entendre leurs agréables sons (531-532) . Je me réjouis quand je bois, quand j’unis ma voix aux accords du joueur de flûte ; je me réjouis quand je tiens en main la lyre harmonieuse (533-534) . Jamais tête d’esclave ne s’est tenue droite ; l’esclave a toujours la tête et le cou penchés. Ce n’est pas de la scille que naissent la rose, l’hyacinthe ; ce n’est pas d’une femme dans la servitude que peut naître un fils généreux (535-538) . Cet homme, cher Cyrnus, forge ses propres fers, à moins, toutefois, que les dieux n’égarent ma pensée (539-540) . ”
Jean le Rond d’Alembert,
L’Encyclopédie, 1re éd.
“ Les plus grands évenemens ont quelquefois une origine assez honteuse ; j’en pourrois citer des exemples modernes, mais il est encore de trop bonne heure pour oser le hasarder. Enfin il paroît que la ville de Mégare n’eut de consistence décidée, qu’après qu’elle fut devenue colonie romaine par la conquête qu’en fit Quintus Cecilius Metellus, surnommé le Macédonien, lorsque Alcamène fut obligé de retirer les troupes auxiliaires qu’il avoit amenées à Mégare, & qu’il les transporta de cette ville à Corinthe. Passons aux idées qu’on nous a laissées des Mégariens. ”
Thucydide,
Œuvres complètes de Thucydide et de Xénophon
“ Il y en eut plusieurs de tués ; mais la plupart prirent la fuite, effrayés, au milieu des ténèbres, de l’attaque subite des ennemis, à qui se joignaient les citoyens perfides. Ils se croyaient trahis par tout le peuple de Mégare, d’autant plus qu’un héraut athénien, de son propre mouvement, s’avisa de proclamer que tous les Mégariens qui voulaient embrasser le parti d’Athènes eussent à prendre les armes. À cette proclamation, ils ne tinrent plus, et dans l’idée qu’ils avaient tout le peuple pour ennemi, ils se réfugièrent à Nisée. ”
Victor Bérard, De l'origine des cultes arcadiens… (1894)
“ Les Mégariens se vantaient d'avoir les premiers érigé des temples à Déméter, d'où le nom de uiyapa donné à ces temples (3) ; sur leur acropole, qu'ils nommaient Karia du héros Kar, non loin des temples de Dionysos Nyctelios et d'Aphrodite Epistrophia, près de l'oracle de la Nuit et du sanctuaire en plein vent de Zeus Konios, ils montraient le Mégaron de la déesse, érigé par le roi Kar, TÎJÇ Avi'u.? ”
Eugène Nageotte, Histoire de la littérature grecque depuis ses origines jusqu'au VIe siècle de notre ère… (1889)
“ La chute du tyran Théagène (600) donna l'essor à cette verve burlesque, d'après le témoignage d'Aristote. Mais il en fut de la comédie mégarienne comme de la démocratie de cette ville, qui tomba bientôt dans les excès les plus dégradants. On vit, par exemple, les plébéiens s'installer chez les riches et fes- tiner à leurs dépens. Ce n'est pas dans un milieu si grossier que l'art peut se développer. Aussi les Mégariens n'ont-ils jamais dépassé la bouffonnerie. La plaisanterie de Mégare était, pour le goût fin des Athéniens, quelque chose d'inconvenant et de particulièrement froid. ”
Jérôme Delandine de Saint-Esprit, Oeuvres complètes de Chateaubriand… (1851-1852)
“ La Nuit ou l'Obscurité, et Jupiter-Conius (1) , avaient leurs temples à Mégare : on peut bien dire que ces deux divinités y sont restées. On voit çà et là quelques murs d'enceinte : j'ignore si ce sont ceux qu'Apollon bâtit de concert avec Alcathoüs. Le dieu, en travaillant à cet ouvrage, avait posé sa lyre sur une pierre qui depuis ce temps rendait un son harmonieux quand on la touchait avec un caillou. L'abbé Fourmont recueillit trente inscriptions à Mégare. Pococke, Spon, Wheler et Chandler en trouvèrent quelques autres qui n'ont rien d'intéressant, Je ne cherchai point l'école d'Euclide ”
Léonce de Lavergne,
Dictionnaire encyclopédique usuel…
(1858)
“ Dans la suite elle se constitua en république, et tomba sous le joug des Athéniens, dont les Héraclides l'affranchirent. Les Mégariens envoyèrent 20 vaisseaux à Salamine, pour la défense de la Grèce, et 300 soldats à Platée. Les femmes des Mégariens étaient regardées comme les plus lascives de la Grèce. Sa population s'éleva jusqu'à 12,000 âmes. Maintenant ce n'est plus qu'un bourg ruiné. MÉGARE (myth.) , fille de Créon, roi de Thèbes, qu'Hercule épousa à l'âgé de dixhuit ou dix-neuf ans en récompense du secours qu'il avait donné à Créon dans la guerre d'Orchomène. ”
De Genrupt, Galerie historique des femmes les plus célèbres de tous les temps et de tous les pays… (1858)
“ La prépondérance de cette ville, son ambition qu'elle déguisait à peine, inquiétaient la Grèce jalouse, qui, avant d'en appeler aux armes, lui déclara une guerre de pamphlets. Mégare était le foyer d'où partaient ces écrits satiriques dans lesquels on ridiculisait Athènes, ses principaux citoyens, ses moeurs, son gouvernement, contre lequel on portait l'accusation plus grave de détourner les fonds destinés à la reconstruction du temple de Delphes et de les employer à élever des monuments somptueux, faisant ainsi contribuer la Grèce entière à l'embellissement d'une seule ville. ”
