Édouard Maury, Aux portes de l'Orient : la lagune de Venise… (1896)
“ Nous marchons jusqu'à la rive elle est ici très escarpée, et nous permet de dominer un golfe, qui s'enfonce dans l'intérieur et se prolonge en un marais. La rive reprend au delà, couverte toujours d'oliviers, les caps se succèdent, chacun d'eux marque un plan nouveau plus vaguement dessiné. Dans l'un de ces replis se cache la demeure somptueuse d'une impératrice. Où trouver mieux le calme, l'oubli, la solitude pour vous calmer, la nature pour vous bercer? Deux îlots semblent flotter sur ce golfe. L'un d'eux se tient au rivage par une jetée grossière que les vagues coupent à chaque instant. ”
