Jules Verne

Jules Verne

Résumé

Portrait de Jules Verne Jules Verne Mathias Sandorf

Mieux valait mourir que d’être repris pour être ramené et fusillé au donjon de Pisino. Si je succombais, tout était fini. Si je parvenais à me sauver, je pourrais, du moins, passer pour mort. Rien ne me gênerait plus dans l’œuvre de justice que j’avais juré au comte Zathmar, à ton père et à moi-même d’accomplir... et que j’accomplirai !
— Une œuvre de justice ? répondit Pierre, dont l’œil s’anima à ce mot, si inattendu pour lui.
— Oui, Pierre, et cette œuvre, tu la connaîtras, car c’est pour t’y associer que j’ai été t’arracher, mort comme moi, mais vivant comme moi, au cimetière de Raguse !
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Portrait de Jules Verne Jules Verne Mathias Sandorf

« Oui, monsieur Pierre, oui ! répondit le brave garçon, Antékirtta. Par rien du tout de longitude et encore moins de latitude, Méditerranée, c’est à cette adresse que mon oncle devrait m’écrire, si j’avais un oncle, mais jusqu’ici le ciel m’a refusé cette joie ! Après tout, rien d’étonnant à ce que cette île s’appelle Antékirtta, puisqu’elle appartient au docteur Antékirtt ! Quant à vous dire si le docteur a pris son nom de l’île ou si l’île a pris son nom du docteur, voilà ce qui me serait impossible, même si j’étais secrétaire-général de la Société de Géographie ! »
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Portrait de Jules Verne Jules Verne Mathias Sandorf

LE TORRENT DE LA FOÏBA.
Il était environ onze heures du soir. Les nuages orageux commençaient à se résoudre en de violentes averses. À la pluie se mêlaient d’énormes grêlons, qui mitraillaient les eaux de la Foïba et crépitaient sur les roches voisines. Les coups de feu, partis des embrasures du donjon, avaient cessé. À quoi bon user tant de balles contre les fugitifs ! La Foïba ne pouvait rendre que des cadavres, si même elle en rendait !
À peine le comte Sandorf eut-il été plongé dans le torrent, qu’il se sentit irrésistiblement entraîné à travers le Buco.
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