Résumé

Portrait de Jules Verne Jules Verne La Chasse au Météore

Moins heureux que Mrs Arcadia Walker, le merveilleux bolide n’avait pu échapper à son funeste sort ! Hors de l’atteinte des hommes, ses débris reposaient maintenant dans les profondeurs de la mer. Quand bien même il eût été possible, au prix d’efforts inouïs, de retirer une telle masse de ces insondables abîmes, il fallait renoncer à cet espoir. Du noyau brisé par l’explosion, les milliers d’éclats s’étaient, en effet, éparpillés au large. M. de Schnack, Mr Dean Forsyth et le docteur Hudelson en cherchèrent vainement la moindre parcelle sur le littoral.
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Mon oncle, dit-il à M. Lecœur que cette virulente apostrophe fit sursauter, je déclare que c’est trop dégoûtant.
— Qu’y a-t-il encore ? demanda M. Lecœur.
— Le bolide, parbleu ! Toujours le maudit bolide !
— Qu’a-t-il fait, le bolide ?
— Il est en train de dévaster la terre, tout bonnement. On n’en est plus à compter ses méfaits. Non content de transformer tous ces gens-là en voleurs, il risque de mettre le monde à feu et à sang, en semant partout la discorde et la guerre. Ce n’est pas tout. Ne voilà-t-il pas qu’il se permet de brouiller les fiancés ?
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Le lendemain de l’arrivée à Upernivik, M. Lecœur, qui commençait à désespérer, voulut essayer de réveiller l’attention de son filleul, en lui mettant sous les yeux sa machine dépouillée de son enveloppe protectrice. Il avait calculé juste, et le moyen fut radical. En apercevant sa machine, Zéphyrin Xirdal se secoua comme au sortir d’un rêve et promena autour de lui un regard où se lisaient la fermeté et la lucidité des grands jours.
« Où sommes-nous ? demanda-t-il.
— À Upernivik, répondit M. Lecœur.
— Et mon terrain ?
— Nous y allons de ce pas. »
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