Auguste Villiers, Le conscrit de Corbeil (1882)
“ Instinctivement, Jenny se serra contre Jean-Pierre, toujours comme engourdie dans ses pensées délicieuses. Le jeune pêcheur, comme le soir du bal, sentait le bras de Jenny appuyé sur le sien, les cheveux ondoyants de la belle marinière avaient frôlé une fois ou deux sa joue, et ce contact l'avait fait frissonner des pieds à la tète, comme eût fait un fer rouge. Dans son extase, il revit la soirée du bal d'Essonnes, les belles toilettes, les lumières; il se vit seul, derrière les draperies, dans l'ombre, regardant Jenny et Maurice. ”
