Le prénom Jean-Pierre, formé de deux noms bibliques, a laissé une empreinte dans l'histoire française grâce à sa notoriété temporaire au début du XXe siècle. Ce nom, étudié par des auteurs tels qu'Auguste Villiers ou Alphonse Karr, se trouve dans des œuvres où il incarne des personnages divers : du cultivateur rural à l'homme de ménage apaisé, en passant par le marginal ou le héros légendaire.
Les écrits de Charles Buet ou Henri Rivière mettent en évidence son aspect symbolique, lié à la passerelle entre les générations ou à l'exclusion sociale. La diminution progressive de son utilisation, passant de plusieurs milliers de fois par an dans les années 1950 à une cinquantaine aujourd'hui, illustre une transformation culturelle marquée par la modernisation des standards sociaux.