Joseph Jacquin

Résumé

Joseph Jacquin Cinq contes drôles (1898)

Mais Pierrille était furieux.
Il se campa résolument devant Henri et s'écria : « Hein! Est-ce que j'avais raison? C'est bien possible que vous soyez au lycée, que vous appreniez le latin, la géographie et encore tout ce que vous voudrez. Hé ben ! il aurait mieux valu qu'on vous apprît tout simplement le
proverbe que M'sieur l'instituteur nous a enseigné : Chacun son métier, les vaches seront bien gardées. Voilà mon avis, Monsieur Qui-sait-tout-faire !.
Et je crois qu'il est bon ! »
Source : Gallica

Joseph Jacquin Cinq contes drôles (1898)

On n'ignore pas, du reste, que François n'est pas plus courageux que son maître, et qu'au lieu d'épousseter les meubles ou de cirer les souliers, il bâille tout le jour, en regardant si son travail ne se fait pas tout seul.
On sait que M. Beloiseau est gourmand, et que, sans inviter ses amis, — car il n'en a pas, — il mange les meilleurs plats et boit les meilleurs vins. Il y a toujours sur sa table des fruits savoureux, et dans son verre les crus les plus vantés.
Source : Gallica

Joseph Jacquin Cinq contes drôles (1898)

Pierrille était le fils du propriétaire du domaine des « Trois Peupliers », le
père Grosjean, qui était réputé à vingt lieues à la ronde pour avoir dans son étable les plus belles bêtes de la région.
C'était un homme qui aimait la terre ; bien qu'il fût à l'aise, qu'il eût, comme on dit aux champs, « du foin dans ses bottes », ce qui signifie de beaux écus sonnants, il travaillait lui-même, tout comme un simple valet de ferme.
Source : Gallica

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