Comtesse de Ségur,
Jean qui grogne et Jean qui rit
“ Jeannot, pauvre Jeannot, sors de cette maison, quitte Paris où tu as de mauvaises connaissances, retourne au pays ; notre bon M. Kersac aura pitié de toi, il te trouvera de l’ouvrage. Mais, mon pauvre Jeannot, je t’en supplie, ne reste pas dans cette maison de voleurs. Jeannot. Mon garçon, tu es un niais ; la maison est bonne et j’y resterai ; je veux être dans une maison riche, et elles sont toutes de même ; les maîtres ne s’occupent pas des domestiques, ils les laissent tranquilles, ne s’informent pas s’ils passent les nuits dehors, au café, au bal ou au théâtre, n’importe. ”
