Jules Tremblay, Arômes du terroir
“ Qui remet Jésus au linceul. Il est temps que la Mort halte sa chevauchée, Pour glaner les froments de la plaine fauchée. Le travailleur a droit de s’attacher au sol, Où sont nés ses aïeux, où grandit sa famille, Et quiconque osera toucher une ramille, Aux arbres de son champ, ou promener le vol Des décrets inhumains dans la paix des chaumières, Aura le sort affreux d’être maudit des mères, Dont les vœux vont tout droit au cœur sanglant du Christ, Mort pour elles, et mort pour ceux que la souffrance A jetés à genoux dans un cri d’espérance Vers le Fils de l’Homme proscrit. ”
