Jules Tremblay, Arômes du terroir
“ Et veut qu’elle lui verse, en écoulant ses perles Dans le bois abritant les pinsons et les merles, Sa fraîcheur pour les nids, ses ondes pour le pré ; Il est plus près du Ciel, ayant la foi naïve, Et ses vœux vont plus haut, lorsque la nuit pensive Éteint l’horizon empourpré. Tout l’avenir tient dans la glèbe avec la vie. La puissance du Ciel par le crime ravie, Condamne l’homme impur à courber son front lourd Sur le sol indocile et fait pour l’esclavage : « Terre, tu gagneras ton pain et ton breuvage : Le calme de tes nuits viendra du faix des jours ! » Ô sereine pensée ! ”
