Saint Rambert, Aniéla, ou Les prisonniers en Russie… (1840)
“ Veuillez, veuillez combler mes vœux, Par cet hymen qui doit me rendre heureux. Mme DE LUCEVAL. Doux espoir pour son cœur ! Ah ! rien n'égale son bonheur , Mais qu'il conserve son erreur ; Car, pour moi, je le sens, L'hiver est bien loin du printemps , Quand on a soixante ans. Veuillez, veuillez combler ses vœux , Par cet hymen qui va le rendre heureux. ANIÉLA. Quel instant pour mon cœur ! Hélas! je tremble de frayeur. N'est-ce pas risquer mon bonheur , Si je signe et me rends?. L'hiver est si loin du printemps, Quand on a soixante ans. ”
