Résumé

Saint Rambert Aniéla, ou Les prisonniers en Russie… (1840)

Veuillez, veuillez combler mes vœux, Par cet hymen qui doit me rendre heureux.
Mme DE LUCEVAL.
Doux espoir pour son cœur !
Ah ! rien n'égale son bonheur , Mais qu'il conserve son erreur ; Car, pour moi, je le sens, L'hiver est bien loin du printemps , Quand on a soixante ans.
Veuillez, veuillez combler ses vœux , Par cet hymen qui va le rendre heureux.
ANIÉLA.
Quel instant pour mon cœur !
Hélas! je tremble de frayeur.
N'est-ce pas risquer mon bonheur , Si je signe et me rends?.
L'hiver est si loin du printemps, Quand on a soixante ans.
Source : Gallica

Saint Rambert Aniéla, ou Les prisonniers en Russie… (1840)

THIERRY.
Elle épouse M. le marquis de Lussan, qui lui apporte en mariage une fortune superbe ; il est vrai qu'il a soixante ans, des enfans majeurs et des épaulettes de colonel, qui, je puis le dire entre nous, ne lui ont pas donné beaucoup de peine à obtenir.
GERTRUDE.
Comment, ce vieux marquis de Lussan qui est venu la semaine dernière dîner au château?
THIERRY.
Lui-même et en personne : voilà ce que l'on dit partout à la ville..
Source : Gallica

Saint Rambert Aniéla, ou Les prisonniers en Russie… (1840)

Car je me crois près de ma mère ; Mais ce n'est plus qu'un souvenir (bis.) GERTRUDE.
Allons, mademoiselle, allons, soyez plus raisonnable, n'ayez plus de pareilles idées et asseyez-vous là, auprès de moi.
ANIÉLA, s'asseyant.
En effet, tu as raison, et je dois prendre sur moi-même. Mais as-tu des nouvelles de M. Alfred ce matin? Le ciel doit-il nous laisser longtemps encore sa généreuse protection !.
GEUTRUDE, Oh oui, mademoiselle; il faut l'espérer ; Thierry sort d'ici à l'instant même, et il apporte à M. Alfred des lettres de France , ainsi que des dépêches de l'armée.
Source : Gallica

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