Résumé

Paul Renaudin Une Dame de Saint-Cyr - Madame de la Maisonfort

La conversation que j’eus avec lui augmenta l’idée que j’avais de sa piété et de sa bonté. Il me parla de vous, monseigneur, comme d’un saint d’une grande lumière, qu’il aimait avec tendresse ; il me dit que vous étiez intimes amis, et unis comme les doigts de la main ; qu’il n’avait jamais vu en qui que ce soit tant de droiture, de candeur et de simplicité qu’en vous ; qu’il fallait vous en savoir gré, puisqu’il ne tenait qu’à vous de n’être pas simple.
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Ma sœur de Bouju m’a demandé en grâce de la conduire. C’est une fille qui a beaucoup de vertu, de l’esprit, une prodigieuse mémoire, de la candeur, de la simplicité, un esprit vraiment religieux ; enfin un sujet à soutenir tout le bien qu’on établit ici, pourvu qu’on la calme, qu’on amortisse cette extraordinaire vivacité, ce torrent de pensées et de paroles, cette légèreté de dire tout ce qui lui vient dans l’esprit, et pour vous donner quelque connaissance de son caractère, quelque conformité avec Mme de la Maisonfort...
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Mais, depuis quelque temps, l’influence de Mme Guyon et de Fénelon, un instinct naturel, dans la dévotion comme en toutes choses, des voies les plus hautes, et si l’on veut les plus singulières, le goût des subtilités de l’esprit et des exaltations du cœur, un peu de honte d’elle-même peut-être, et le besoin d’aimer éperdument ce Dieu qu’elle avait tant de peine à servir humblement, l’avaient poussée vers les horizons illimités, vers les solitudes dangereuses du pur amour.
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