Ambroise de Grisy

Résumé

Ambroise de Grisy Fénelon, directeur de conscience (1875)

« Que. le parfait amour, leur dira Fénelon, est éloigné de ces inquiétudes! On n'aime guère le Bien-aimé, quand on est si occupé de ses propres délicatesses. Vos peines ne sont venues que d'infidélités. C'est l'effet d'une conscience rapetissée, d'une volonté qui se croit mal réglée et qui voit en tout péché imperfection, même quand elle s'est déterminée avec la meilleure foi du monde ». Quel remède Fénelon appliquera-t-il à ce mal si répandu parmi les belles âmes? « La docilité, écrit-il, est la seule ressource contre le scrupule. Les vrais enfants se taisent et font ce qu'on leur dit ».
Source : Gallica

Ambroise de Grisy Fénelon, directeur de conscience (1875)

« Ceux qui suivent l'attrait de l'amour dénuant et de la foi pure, sans rechercher des lumières et des goûts pour s'appuyer, évitent ce qui peut causer l'illusion et l'égarement ». Sentir Dieu et ne se plus sentir soi-même, tel est le parfait état d'une âme « qui ne s'arrête pas dans la voie de la mort et qui persévère jusqu'à la fin ». Où donc, dirai-je, se trouve le pur amour ? « Le pur amour, répond Fénelon, n'est que dans la seule volonté ». Il est dans la volonté détachée de toute imagination.
Source : Gallica

Ambroise de Grisy Fénelon, directeur de conscience (1875)

En vain nous comptons sur la fortune pour réparer nos pertes ou pour les adoucir, sur les avantages de notre état, sur la considération et le crédit qui nous entourent ; quand vient le mal, quand il est venu, c'est alors qu'il nous faut vivre avec lui, composer tristement avec ses exigences, lui montrer quand même un front résigné , au moment où la nature voudrait le maudire; cependant, au milieu de nos souffrances, tant l'amour-propre et l'imagination nous abusent, ce n'est pas la main de Dieu, c'est, comme dit Fénelon, notre propre main qui nous porte les coups les plus douloureux.
Source : Gallica

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