Maurice Brillant

Résumé

Maurice Brillant Le plus bel amour (1938)

La petite flamme dont tout l'office est d'aimer ; la lumière qui a charge de figurer, de représenter notre amour. Notre amour qui ne peut rester, matériellement du moins, tout le jour et toute la nuit devant le Maître, en son église. Ah ! une fois agenouillé, ne plus se relever, demeurer là, toujours, comme elle, la lampe, et comme elle toujours brûler... Brûler avec elle d'un amour si fort, — regardez la flamme de sang — qu'il ne bouge, n'oscille au vent, à peine frissonne de hasard, à peine montre qu'il est vivant. La chaleur, intense, est cachée au cœur de la flamme, profondément.
Source : Gallica

Maurice Brillant Le plus bel amour (1938)

Il est clair qu'un ami du Christ y a rêvé... Donner sa vie, ce qu'on peut donner de plus précieux et ce n'est rien — tout d'un coup, devant le monde, en lui chantant une louange publique et bien sonnante. Le plus haut destin qui soit et les martyrs, l'espèce d'hommes la plus haute. Mais cela, c'est pour les privilégiés. C'est trop beau. Je parle du commun.
Mais enfin, moins brillamment, on est appelé. On est, à son tour, appelé pour rendre mieux hommage, pour davantage aimer. La vie d'amour ne s'est pas interrompue, l'harmonieuse arabesque ne s'est pas brisée.
Source : Gallica

Maurice Brillant Le plus bel amour (1938)

L'Evangile, en premier lieu, il va de soi, mais l'Evangile et les autres écrits inspirés, ce n'est pas un livre, c'est le Livre ; l'Evangile où Il parle lui-même ; son Evangile, inépuisable et que l'on ne peut (le plus savant même) jamais connaître assez. Des livres, il en est de tous ordres, — de la doctrine à l'histoire, des auteurs mystiques à l'archéologie sacrée, des plus anciens textes de l'Eglise aux plus récentes encycliques, des vieux Pères à nos jeunes saints. Vous ravitaillez ainsi, vous nourrissez, vous éclairez votre amour. Car tout doit tourner à échauffer
l'amour.
Source : Gallica

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