Gaston Etchegoyen, L'Amour divin. Essai sur les sources de sainte Thérèse (1923)
“ Dans les Ves Demeures, sainte Thérèse a décrit, avec d'admirables nuances, le tourment ineffable de l'âme crucifiée entre ciel et terre. « Et, si l'on aime, on ne sait pas comment l'on aime, ni ce qu'on aime, ni ce qu'on désire... c'est là une mort délicieuse. Une mort, parce que l'âme y est soustraite à toutes les opérations qu'elle peut produire, tandis qu'elle est unie au corps; délicieuse, parce que, si l'âme paraît réellement se séparer du corps, c'est, pour mieux vivre en Dieu. A vrai dire, je ne sais même s'il reste assez de vie pour respirer.» ”
