Résumé

Emile Baumann Le Cantique éternel. Amour et Sagesse… (1934)

Il aurait fallu être un Saint. Or, je sais trop que je ne l'ai pas été et que je finirai probablement ma vie sans l'être.
Le goût des choses spirituelles reste un vain privilège si l'on se comporte comme celui qui, s'apercevant dans un miroir, découvre sur sa joue
une tache d'encre et s'en va, oubliant de l'effacer. Pour bien parler des abîmes de l'amour divin l'onction intérieure est nécessaire, et l'expérience de l'oraison. L'amour vient aux âmes qui l'ont désiré longuement. Sans doute, si l'on n'aimait déjà, désirerait-on l'amour ? Mais l'amour est un appétit d'unité.
Source : Gallica

Emile Baumann Le Cantique éternel. Amour et Sagesse… (1934)

Dieu est le créancier riche au-delà de ce qui peut être dénombré. L'homme n'a rien à lui que sa misère. L'amour de Dieu est un don gratuit ; l'amour qu'il rend à Dieu est le paiement dérisoire d'une dette impossible à diminuer. Il a tout reçu ; et que peut-il rendre ? La merveille de l'amour, c'est que Dieu veut être aimé parce qu'il aime, et qu'il veut pardonner beaucoup pour être plus aimé. Si Madeleine n'avait pas traîné l'assez lourde dette de ses égarements, aurait-elle été incapable d'aimer Jésus ? Elle l'eût aimé d'un cœur plus calme, comme l'aimèrent Jean et d'autres disciples.
Source : Gallica

Emile Baumann Le Cantique éternel. Amour et Sagesse… (1934)

Il respire l'encens des voluptés pastorales, la véhémence d'une passion qui ne s'enveloppe d'aucun artifice, tout ce que le cœur d'Israël enfermait de suave dilection pour la beauté juvénile, pour les sites du pays natal, pour les bêtes, les fleurs, les fruits, les parfums.
L'amour, tel qu'il est conçu dans le Cantique, n'est pas un jeu frivole des sens, ni un caprice de l'imagination. Le sérieux de son ardeur le rend fort comme la mort, capable des suprêmes sacrifices, et « dur comme le Scheol », qui ne restitue jamais ce qu'il tient.
Source : Gallica

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