Emile Baumann, Le Cantique éternel. La Symphonie du désir (1933)
“ Tristan se déguisera, s'il le faut, en pélerin, en bouffon, en guenilleux..., et, sous n'importe quel masque de misère, Iseut le reconnaîtra. Mais, quel accent de vérité dans la réplique de Tristan : « Vienne donc la mort ! » La douceur d'aimer suspend la crainte de mourir comme celle de souffrir. On se souvient de cette femme qui follement déclarait : « Si j'entendais la voix de mon ami sortir de l'enfer creusé devant moi, je m'élancerais entre ses bras ». Tant que dure la fascination, une sorte d'extase abolit toute douleur, sauf celle qui procède de l'amour lui-même. ”
