Adelphe Nouville, Le monde poétique (1844)
“ Mais, fuyant sur les mers le sol qui l'a vu naitre, Le nautonnier de loin cherche à le reconnaître ; Et de loin, s'il n'est point le plus grand des ingrats, Après l'avoir perdu, lui tend encor les bras! IV A UNE PRÊTRESSE DE CYPRIS. Prêtresse de Cypris, chère Cymodocée, Tu me suis ! tu veux lire en mes yeux ma pensée ! Mon sourire souvent paraît t'inquiéter' Que crains-tu, ton amie est-elle à redouter? Va! je connais l'amour : il suit toutes les belles!. Tu pâlis! trouves-tu ces paroles cruelles? Le moindre mot te cause un saisissant effroi : Prêtresse de Cypris, Cypris veille sur toi! ”
