Saint-Amant, Œuvres de Saint-Amant
“ Et, me croyant parfois n’estre plus rien qu’une ombre Qui des esprits sans corps ait augmenté le nombre, D’une voix langoureuse appellant ce nocher, Je pense à tous moments qu’il me vienne chercher. Si je prens quelque livre en mon inquietude, Et tasche à dissiper cette morne habitude, Marot, en ses rondeaux, epistres, virelais [3] , Le mocqueur Lucian et le fou Rabelais, Se metamorphosans par certains tours magiques, Ne sont remplis pour moy que d’histoires tragiques. Ovide en l’Art d’aimer m’epouvante à l’abort ; Amour, avec son dard, y passe pour la Mort ”
