François Rabelais

Définition et enjeux

Portrait de Étienne-Jean Delécluze Étienne-Jean Delécluze,  François Rabelais, 1483-1553 ; par M. Delécluze (1841)

“ Rabelais avait un esprit de la nature de ceux qui saisissent nettement le défaut de chaque chose sans s'inquiéter jamais de l'avantage qu'elle présente. Il indique, il caractérise on ne peut mieux le mal, mais il ne propose jamais de remède. On a souvent dit de lui que c'est un grand philosophe; mais je lui refuse cette qualité parce qu'il n'a vu et fait ressortir que le mal, et qu'après avoir excité en nous un rire amer causé par le sel acre de ses effrayantes plaisanteries, il nous abandonne impitoyablement à toute notre faiblesse, à tout notre désespoir. ”
Source : Gallica

Portrait de Anatole France Anatole France,  Rabelais

“ Comme Brutus dans la Rome de Tarquin, François Rabelais, dans ses livres, faisait le fou, et pouvait se permettre ainsi de dire ce qu’un homme réputé sensé n’aurait pas dit impunément. Son Gargantua et son Pantagruel passaient pour des bouffonneries détestables à la vérité, mais sans conséquence, et qu’on censurait seulement dans l’intérêt des convenances et des bonnes manières. Et puis, maître François était médecin de l’évêque de Paris. ”
Source : Wikisource

Portrait de Étienne-Jean Delécluze Étienne-Jean Delécluze,  François Rabelais, 1483-1553 ; par M. Delécluze (1841)

“ La gloire de Rabelais écrivain, est donc pure, grande et solide ; en qualité de philologue et de linguiste, il tient une place honorable parmi les savants en ce genre qui ont vécu de son temps; mais, considéré comme homme et comme philosophe, beaucoup de bonnes qualités lui ont manqué, et il en a eu de fort mauvaises.
Il est évident que, sous le masque grotesque que l'on prête à Rabelais et dont il a pris tant de soin de se couvrir lui-même, il y a un homme sérieux. Or, c'est cet homme qu'il importe de connaître et de juger
”
Source : Gallica

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