Étienne-Jean Delécluze,
François Rabelais, 1483-1553 ; par M. Delécluze
(1841)
“ Rabelais avait un esprit de la nature de ceux qui saisissent nettement le défaut de chaque chose sans s'inquiéter jamais de l'avantage qu'elle présente. Il indique, il caractérise on ne peut mieux le mal, mais il ne propose jamais de remède. On a souvent dit de lui que c'est un grand philosophe; mais je lui refuse cette qualité parce qu'il n'a vu et fait ressortir que le mal, et qu'après avoir excité en nous un rire amer causé par le sel acre de ses effrayantes plaisanteries, il nous abandonne impitoyablement à toute notre faiblesse, à tout notre désespoir. ”
