Sénèque le Jeune,
Œuvres complètes de Sénèque le Jeune
“ Je porte partout avec moi Démétrius [89] , le meilleur des mortels, et laissant là nos grands et leur pourpre, je m’entretiens avec ce sage demi-vêtu, et je l’admire. Et comment ne pas l’admirer ? Je vois que rien ne lui fait faute. On peut tout mépriser, on ne peut jamais tout avoir. Pour arriver aux richesses, le mépris des richesses est la voie la plus courte. Or comment vit notre Démétrius ? Non en fier contempteur de tous les biens de la Fortune, mais en homme qui les abandonne aux autres. ”
