Tragédie grecque

Définition et enjeux

André Tibal,  Hebbel, sa vie et ses oeuvres de 1813 à 1845… (1911)

“ La tragédie grecque est dominée par le destin; l'action est réduite au strict minimum et l'on sait dès le début de la pièce ce qui ne peut pas ne pas arriver : « L'immuable [le destin] est comme un miroir sur la surface duquel glissent quelques images ». La tragédie moderne, au contraire, est riche en événements, en passions et en caractères ; elle ne gagnerait rien à vouloir revenir à la simplicité grecque, car nous ne pourrons jamais nous refaire une mentalité antique et croire au destin grec. ”
Source : Gallica

Portrait de André Suarès André Suarès,  Revue des Deux Mondes

“ L’antique est si peu le Moi, que le Bouddha le nie au nom de la volupté même.
La conscience malade, voilà le théâtre de la fatalité moderne. Comme le cœur, on ne sent sa conscience que si l’on en souffre. La tragédie grecque n’est que le fait. Les hommes tombent comme les générations des feuilles. Aussi la tragédie grecque nous semble presque toujours admirable, et ne nous intéresse presque plus. Il n’y a que la terreur, et la pitié n’y est qu’une peur réflexe. Ce ne sont guère des hommes : mais des dieux aveugles et des automates aveuglés.
”
Source : Wikisource

Portrait de Friedrich Nietzsche Friedrich Nietzsche,  La Naissance de la tragédie

“ En dépit de l’effroi et de la pitié, nous goûtons la félicité de vivre, non pas en tant qu’individus, mais en tant que la vie une, totale, confondus et absorbés dans sa joie créatrice.
L’histoire des origines de la tragédie grecque nous révèle maintenant, avec une lumineuse précision, comment l’œuvre d’art tragique des Grecs naquit réellement du génie de la musique
”
Source : Wikisource

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