Charles de Mazade,
Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 30 septembre 1869
“ Les grammairiens humanistes prétendaient que la grammaire ne doit avoir d’autre objet que d’apprendre à écrire et à parler purement, et pour cela elle doit se contenter d’emprunter les règles à l’usage des bons auteurs. Ici, suivant l’observation juste de M. Thurot, les humanistes dépassaient le but : pour eux, le latin n’était qu’une langue classique, une langue morte, dont on devait chercher les règles dans les auteurs ; mais au moyen âge le latin n’était pas une langue morte, c’était une langue vivante, la langue de l’église, de l’enseignement, de la science, de la diplomatie. ”
