Edmond Arnould, De l'invention originale (1849)
“ A la Renaissance l'Italie n'agit plus, elle se souvient. Ses souvenirs d'ailleurs sont magnifiques ; ils embrassent la vie de la Rome antique et de la Rome du moyen âge. Elle se plaît donc à ces longs récits où son imagination, repliée sur elle-même, se donne toute carrière, revêt toutes les formes, prend tous les caractères, depuis le profond et sombre mysticisme de Dante, jusqu'au noble et chevaleresque enthousiasme du Tasse, jusqu'à la riante et spirituelle raillerie de l'Arioste. C'était donc bien chez elle que la poésie lyrique devait enfanter l'épopée. ”
