Louis-Eugène Hallberg, Histoire des littératures étrangères… (1879-1880)
“ Mais la gloire de Sydney, de son vivant, reposa principalement sur son grand ouvrage en prose mêlée de vers, l'Arcadie, appelée communément l'Arcadie de la comtesse de Pembroke, du nom de sa soeur, à qui il l'avait dédiée. C'est une sorte d'épopée pastorale, oeuvre de mode si l'on veut, et qui ressemble assez à la Diane de Monlemayor ou à l'Astrée de d'Urfé ; le sentiment y est souvent faux et outré, l'imagination déréglée et tourmentée, le style précieux et affecté ; mais il y a toujours une intention morale très louable, et souvent des passages poétiques et gracieux. ”
