Louis-Eugène Hallberg

Résumé

Louis-Eugène Hallberg Histoire des littératures étrangères… (1879-1880)

Mais la gloire de Sydney, de son vivant, reposa principalement sur son grand ouvrage en prose mêlée de vers, l'Arcadie, appelée communément l'Arcadie de la comtesse de Pembroke, du nom de sa soeur, à qui il l'avait dédiée. C'est une sorte d'épopée pastorale, oeuvre de mode si l'on veut, et qui ressemble assez à la Diane de Monlemayor ou à l'Astrée de d'Urfé ; le sentiment y est souvent faux et outré, l'imagination déréglée et tourmentée, le style précieux et affecté ; mais il y a toujours une intention morale très louable, et souvent des passages poétiques et gracieux.
Source : Gallica

Louis-Eugène Hallberg Histoire des littératures étrangères… (1879-1880)

Richard III, Macbeth et tant d'autres sont chacun le type accompli d'un caractère, qui se développe dans la vie du drame, sous nos yeux, avec une vérité qu'il n'atteindrait pas dans la vie réelle. Chaque passion se revêt d'une enveloppe vivante, qui lui ôte tout ce qu'elle a d'abstrait, pour ne plus laisser à notre esprit que l'image d'un être agissant, un Roméo, une Cléopâtre, un Othello. L'effrayante énergie qu'il donne à ses criminels vient de ce qu'il a, par l'imagination, pénétré au fond de leur coeur
Source : Gallica

Louis-Eugène Hallberg Histoire des littératures étrangères… (1879-1880)

Ses vers, comme sa prose, se distinguent par un style facile et aimable, tout à fait en harmonie avec la bonté, la délicatesse et la pureté de sentiment qu'ils respirent. Son petit poème du Voyageur est un chef-d'oeuvre; le cadre en est aussi simple qu'excellent : un voyageur anglais, assis sur un rocher au milieu des Alpes, ayant à ses pieds trois grands pays, repasse dans son imagination ses souvenirs et les impressions de ses voyages, et conclut que le bonheur dépend uniquement pour nous de l'état de notre âme.
Source : Gallica

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