Hans Werner, Revue des Deux Mondes
“ Le musicien qui ne comprend pas Shakspeare, qui n’est pas touché des amours de Juliette ou des infortunes du roi Lear, est incapable d’enthousiasme et de sensibilité. N’attendez aucune œuvre de lui : son harmonie est une confusion de voix et d’instrumens, sa mélodie un bruit frivole, qui bourdonne un instant aux oreilles, puis s’évanouit et meurt sans jamais pénétrer dans l’ame. Défiez-vous d’un pareil musicien. Parmi les drames de Shakspeare, il en est trois surtout où la musique viendra puiser éternellement ses plus saintes inspirations ; je veux parler de Roméo, d’Othello, du Roi Lear. ”
