Victor Hugo

Victor Hugo

Oeuvres complètes (1853-1855)

Résumé

Portrait de Victor Hugo Victor Hugo,  Oeuvres complètes (1853-1855)

“ CROMWELL.
Hé bien ! quand tu l'aurais, Ce trône d'Angleterre, et dix autres?... — Après?— Qu'en feras-tu? — Sur quoi tombera ton envie? Ne faut-il pas un but à l'homme dans la vie? Coupable fou !
LORD ROCHESTER.
Cromwell! ah! si tu l'entendais!...
CROMWELL.
Qu'est-ce, un trône, d'ailleurs? un tréteau sous un dais, Quelques planches où l'oeil de la foule s'attache, Changeant de nom selon l'étoffe qui les cache. Du velours, c'est le trône; un drap noir, — l'échafaud!
”
Source : Gallica

Portrait de Victor Hugo Victor Hugo,  Oeuvres complètes (1853-1855)

“ Crains-tu pas d'essayer la pointe d'un poignard ?
MANASSÉ, gravement. Si je mens, que la mort, dont les coups nous confondent, Ferme ces yeux à qui les étoiles répondent.
CROMWELL, pensif, à part: Se pourrait-il? — Lever le rideau du destin. Lire au loin dans le ciel un avenir lointain. Déchiffrer chaque vie et chaque caractère. Voir la clef de l'énigme et le mot du mystère, Ce mot qu'un doigt suprême, invisible à nos yeux, Trace avec des soleils sur le livre des cieux ! Quel pouvoir! c'est de Dieu partager,la couronne. — Moi qui me contentais de je ne sais quel trône !
”
Source : Gallica

Portrait de Victor Hugo Victor Hugo,  Oeuvres complètes

“ C’est mon cœur qui s’ouvre, le cœur de la pauvre fille perdue. J’avais des ailes comme toi autrefois. Je n’en ai plus. Comment se fait-il que tu veuilles encore de moi ? Comment se fait-il que tu tiennes encore à mon amour ? Est-ce que c’est vrai que tu y tiens, dis ? Ce n’est pas par pitié seulement que tu dis cela ? Bien sûr, tu m’aimes ? Tu m’aimes ! Dieu m’est témoin que tu me remplis le cœur de joie. Tu viens du ciel, Gilbert !
GILBERT. Ô Jane, il n’y a rien à répondre après de telles paroles, dites comme tu les dis ! Le cœur se fond. C’est à croire qu’on va mourir de ravissement.
”
Source : Wikisource

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